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Les 4 questions à se poser avant de souscrire l’assurance de son crédit immobilier

Vous avez âprement négocié le prix de vente de votre appartement ou de votre maison et décroché un taux avantageux pour votre prêt. Mais il ne faut pas se relâcher ! Il reste à choisir l’assurance emprunteur qui collera le mieux à votre situation personnelle et vous couvrira bien en cas de pépin… sans trop gonfler le coût du crédit.
Le contexte est propice. Une nouvelle loi vous permet de faire jouer la concurrence et donc de ne plus se voir imposer l’assurance proposée par la banque.
Vous pouvez choisir votre assureur mais, pour accorder le crédit, la banque exigera que vous soyez couvert contre certains risques. Pour un investissement locatif, sont demandées les garanties décès et perte totale et irréversible d’autonomie. Pour une résidence principale, il faut en sus être protégé en cas d’arrêt de travail (ITT, incapacité temporaire totale) et d’invalidité permanente totale. La garantie invalidité permanente partielle est aussi conseillée.
 
 

1- Quelles sont les exclusions de garanties, les situations non couvertes ?

La pratique d’un sport à risque, la conduite d’un deux-roues de plus de 85 cm3 et certaines professions peuvent être exclues. En cas de problème de santé, l’assureur peut aussi vous fixer des exclusions.
Vous pouvez alors chercher un assureur adapté à votre situation ou même « racheter » l’exclusion si possible, donc payer plus cher pour être couvert, par exemple pour les pathologies psychologiques et dorsales. Les couvertures cessant au-delà d’un certain âge, variable selon les assureurs et les garanties, pensez à vérifier également ces limites et à les prendre en compte dans votre choix.
 
Outre les exclusions, renseignez-vous sur les franchises – délais avant le déclenchement de l’assurance. C’est par exemple souvent 90 jours pour un arrêt de travail. Un délai plus court coûte plus cher, et inversement. Une franchise de 180 jours, qui diminue sensiblement la prime, peut être intéressante si votre contrat de prévoyance entreprise vous garantit un maintien de salaire de six mois ou plus en cas d’arrêt de travail.
 
 

2- Faut-il souscrire la garantie perte d’emploi, optionnelle ?

Elle est encore trop coûteuse par rapport à ce qu’elle couvre. Souvent, elle ne concerne en effet que les salariés en CDI licenciés, et elle n’est déclenchée qu’après plusieurs mois de chômage, à condition d’être assuré depuis un certain temps. De plus, elle ne couvrira pas toute la période de recherche d’emploi si elle est longue. Restrictif !
 
 

3- Quelles quotités fixer pour chaque garantie ?

Question clé si vous empruntez à deux. C’est la part du prêt assurée pour chaque membre du couple. Vous pouvez par exemple couvrir les deux à hauteur de 100 % du crédit, ou de 50 %. La fixation des quotités est à prendre au sérieux, en fonction de vos situations financières, professionnelles et familiales, car les impacts sont lourds en termes de tarif et de couverture. Ainsi, quand les emprunteurs sont chacun assurés sur la totalité du crédit pour le décès, le capital est intégralement remboursé par l’assureur si l’un meurt. Mais il restera au survivant à régler la moitié des mensualités si le défunt n’était assuré qu’à 50 %.
 
 

4- Faut-il préférer des mensualités fixes (calculées sur le capital total emprunté) ou dégressives (calculées sur le capital restant dû) ?

Il n’est certes pas commode de devoir payer plus en début de prêt, mais le calcul dégressif permet généralement d’économiser plus de 10 % du coût total du prêt. Mais attention, déménagements et remboursements anticipés font que les emprunteurs allant au terme d’un emprunt sont rares.

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