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Moral immobilier : 73% des futurs acquéreurs pensent que c’est le moment d’acheter

La 25ème vague de l’Observatoire du Moral Immobilier publié par Logic-Immo (Réalisée sur un panel de plus de 1200 futurs acquéreurs ayant un projet d’achat dans l’année), met en évidence un moral au beau fixe chez les futurs acquéreurs.
Le second trimestre 2018 a connu une demande dynamique sur le marché et les Français sont très nombreux à vouloir se lancer dans un projet immobilier.
Près d’1 vendeur pour 2 acquéreurs immobiliers sur les zones tendues
En ce deuxième trimestre 2018, la demande est très dynamique sur le marché immobilier : 3,5 millions Français se lancent dans un projet d’acquisition imminent. L’offre est quant à elle, plus timide, avec 2 millions de vendeurs (à comparer à 2,5 millions un an plus tôt). Le ratio de près de deux acheteurs pour un vendeur se confirme, laissant présager des tensions dans les mois à venir. Les acquéreurs ressentent ces tensions et le scénario d’une augmentation des prix leur semble de plus en plus probable.
 

Pourquoi les taux ne remontent-ils toujours pas ?

Le niveau des taux de crédit exceptionnellement bas maintient le niveau élevé de la demande et participe amplement à la motivation des futurs acquéreurs.
https://www.lobservatoirecreditlogement.fr/derniere-publication
En effet, les banques sont dans une phase de conquête clients très volontaire et le crédit immobilier reste le produit numéro 1 pour atteindre cet objectif.
Les taux ne remontent pas. Les derniers barèmes début juillet tout comme ceux du mois précédent et depuis maintenant quelques mois sont globalement stables, voire légèrement en baisse (presque les précédents records de l’automne 2016).
Les conditions de refinancement sont optimales.
Les banques continuent d’emprunter à des taux toujours très bas et même extrêmement bas grâce à la Banque Centrale Européenne qui injecte toujours des liquidités dans l’économie des pays européens et facilite ainsi le financement peu couteux des établissements bancaires. De plus les OAT (obligations assimilables du trésor) qui servent de référence aux taux des crédits aux particuliers sont également extrêmement basses (autour de 0,65% début juillet) et leur niveau est une garantie supplémentaire de maintien de taux bas pour les crédits immobiliers aux particuliers.
 

Un taux de 1,60% sur 25 ans et pas de risques pour la rentrée…

https://www.lobservatoirecreditlogement.fr/derniere-publication
Qui plus est, les banques doivent répondre à des objectifs commerciaux très élevés et cela avec un début d’année un peu difficile qui ne leur a pas permis, pour le moment, d’être dans les « clous ». Aussi, elles sont dans l’obligation de maintenir des taux toujours plus bas et de faire des efforts très importants pour attirer de nouveaux clients. Il n’est en effet pas rare, à titre d’exemple, de constater des financements sur 25 ans sans aucun apport autour de 1,60% et cela y compris pour des revenus très modérés tout comme des taux sur 20 ans autour de 1,30%.Dernier élément, les nouveaux entrants sur le marché, et notamment les banques en ligne, affichent pour certains d’entre eux des taux jamais vus avant toute négociation. La concurrence entre les établissements est donc extrêmement vive et profite directement aux emprunteurs. A la question : quid de la rentrée ? Pas de risque de remontée au début de l’automne car nous entrerons dans la dernière phase annuelle de conquête clients pour les banques, à savoir les 3 derniers mois leur permettant de boucler leur production annuelle. Les emprunteurs qui mûrissent un projet immobilier pour la rentrée peuvent donc être sereins.
 
En conclusion, on présage un second semestre 2018 encore très dynamique, qui pourrait connaître une surchauffe des prix !

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Crédit immobilier : quel profil faut-il présenter pour obtenir le meilleur taux ?

Trente-cinq ans, revenus confortables, compte en banque bien garni. Il ne s’agit pas de la petite annonce d’un site de rencontres mais du profil de l’emprunteur idéal ! Car les banques sont toutes à la recherche du même type de clients en matière de crédit immobilier. Dès que leurs revenus mensuels sont significatifs (à partir de 3500€ à deux), elles peuvent leur accorder une décote de 0,10% à 0,15% sur leur barème de taux.
Une économie sur le taux qui peut sembler modeste mais qui se traduit par plusieurs milliers d’euros de gain sur le coût total du crédit.
Il reste évidemment possible d’emprunter si l’on ne correspond pas à ce portrait-robot, mais à un taux moins favorable.
 
 

Les jeunes emprunteurs et les professions libérales sont choyés !

Les jeunes emprunteurs représentent un potentiel de rentabilité car les banques pourront ensuite leur proposer des assurances et des placements. Pour attirer ces primo-accédants, les banques leur proposent des crédits à 25 ans à des taux à peine supérieurs à ceux sur 20 ans.
 
Autre profil particulièrement apprécié des banques : les professions libérales, dès lors que leur activité est bien installée depuis au moins trois ans. L’espoir est de récupérer à terme leur compte professionnel. Selon les banques, les bonifications sont de l’ordre de 0,15% à 0,30%.
Actuellement, la Banque Tarneaud (groupe Crédit du Nord) propose des taux bonifiés pour les professions libérales.
La Société Générale propose aux étudiants de médecine des prêts prévoyant une augmentation des mensualités dans le temps, au fur et à mesure que les revenus progressent. Cela ne leur permet pas de bénéficier d’un meilleur taux, mais ils peuvent emprunter des sommes supérieures.
 
Autre cible appréciée des banques : les fonctionnaires, particulièrement choyés par les Banques Populaires et par la Casden (banque coopérative de toute la fonction publique, à dimension nationale, faisant partie du réseau des Banques populaires et du Groupe BPCE), qui peut leur apporter une solution de garantie très avantageuse.
 
 

Maximiser son apport

Si votre profil n’est pas aussi apprécié des banques, il reste possible de vous présenter sous votre meilleur jour. L’objectif étant de prouver que vous êtes un emprunteur responsable, comme mettre de l’argent de côté régulièrement sur un compte d’épargne.
Mieux vaut aussi solder ses crédits à la consommation pour optimiser sa capacité d’emprunt. Soyez aussi vigilants les mois précédant la demande de crédit car les banques vérifient vos trois derniers relevés de compte pour étudier votre comportement.
 
Pour maximiser votre apport personnel, faites appel aux donations de parents ou débloquez votre éventuelle épargne salariale. Il faut faire feu de tout bois pour atteindre au minimum les 10% permettant de couvrir les frais de notaire et de garantie.
Pensez aussi à actionner tous les prêts aidés proposés par les régions ou les départements. Certaines banques régionales proposent des crédits de 15 000€ à 0% aux emprunteurs bénéficiant du PTZ de l’Etat.
 
Mais quel que soit votre profil, rassurez-vous, les taux des crédits immobiliers restent encore très attractifs. La durée des prêts s’allonge. En moyenne, on peut obtenir aujourd’hui un prêt pour acheter sa résidence principale à un taux de 1,65% sur 20 ans ; 1,85% sur 25 ans.
La part des prêts d’une durée comprise entre vingt-cinq et trente ans, sur l’ensemble des crédits accordés, a doublé entre 2014 et février 2018, passant de 14,4 à 30,1%.  
Et à court terme, pas de risque de remontée des taux !