prix de l’immobilier

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L’immobilier depuis le déconfinement : c’est reparti !

Bien que l’impact réel causé par l’arrêt brutal de l’activité immobilière dû au Covid-19, ne sera connu que dans plusieurs semaines et mois à venir, on peut déjà dégager quelques tendances constatées.

Avant la crise sanitaire, le nombre de transactions dans l’ancien, en Ile-de-France, avait baissé : -20% au 1er trimestre vs le 1er trimestre 2019.

 

Certes, une partie de l’explication relève évidemment du confinement dès le 17 mars mais celui-ci n’est pas la seule cause. En effet, les notaires du Grand Paris constataient déjà en février une première baisse des ventes par rapport à la même période il y a un an, après la stabilité du mois de janvier. Il est donc également possible que les mouvements sociaux de novembre et décembre 2019 aient limité les visites et les signatures d‘avant-contrats qui auraient été transformés en ventes en début d’année 2020.

 

Mais en ce début du mois de juin, le marché affiche un niveau d’activité quasi-identique à celui qu’il connaissait l’année dernière à la même époque.

 

Côté prix pas de changements de tendance : +6 ,8% sur un an pour les appartements et +3,4% pour les maisons, en Ile-de-France. Et à Paris, le prix du m2 a augmenté de +8% et frôle les 10 700€/m2.

Restent les conditions d’octroi des crédits immobiliers qui se sont durcies dès décembre 2019, et qui perdurent avec, en plus, des taux qui ont légèrement remonté (+0,2% à +0,5%) mais  vraisemblablement pas au-dessus de 2% d’ici 2020.

 

Impact en termes de transactions

Indice du nombre de promesses de vente (cumulées sur 15 jours- 100= 1er octobre 2019

Source : meilleursagents.com

 

Où en sont les prix de l’immobilier?

 

Nous allons vraisemblablement assister au creusement d’un écart encore plus important, tant en termes de prix que de délai de vente, entre les biens situés dans de grands villes comme Paris et sa région vs les petites villes de province.

En effet, la démographie et la taille du bassin d’emploi, constituent le socle de la tension du marché parisien, avec un nombre d’acquéreurs encore supérieur au nombre de vendeurs.

Il s’agit d’un marché immobilier essentiellement « domestique » qui répond à un besoin primaire de se loger et non pas d’un marché spéculatif.

Actuellement, les prix enregistrés dans les grandes villes, font état d’une certaine stabilité ou d’une très légère hausse dans de moindres proportions qu’avant le début de la crise du Covid-19.

Les vendeurs et les acheteurs sont encore confiants, bien que certains de ces derniers restent dans l’expectative et préfèrent attendre de voir comment se profile la reprise économique.

 

Il est à noter que près de 70% des particuliers ayant un projet immobilier pensent que la pierre constitue encore aujourd’hui l’investissement le plus sûr.

Si baisse des prix il y aura, elle concernera les biens présentant de gros défauts et éventuellement l’immobilier de luxe pour lequel les acheteurs pourraient devenir encore plus exigeants.

 

Quelle politique bancaire quant aux taux de crédit?

 

La situation de l’emploi dans quelques mois et l’impact des taux bancaires ne sont pas à négliger.

L’accès au crédit sera déterminant pour la reprise du marché de l’immobilier. Quelles seront les politiques des banques après le confinement ? Est-ce que les banques vont ouvrir le robinet du crédit ? Est-ce que le durcissement des conditions pour l’obtention d’un prêt, constatées depuis début 2020, va se poursuivre ?

 

La politique monétaire actuelle (BCE) et la concurrence entre les banques, laissent penser que les taux ne devraient pas augmenter significativement.

En revanche, l’accès au crédit va être difficile pour les foyers aux revenus modestes, les primo-accédants, les personnes travaillant dans des secteurs très touchés par la crise et les petits investisseurs.

Le durcissement des conditions en est l’explication :

– un minimum d’apport (environ 10%) pour financer les frais d’acquisition

– pas plus de 33% de taux d’endettement (sauf pour les très hauts revenus)

– une durée de crédit de 25 ans au plus.

 

Une conclusion optimiste!

 

90% des acquéreurs maintiennent leur projet d’achat immobilier post-Covid mais s’ils n’ont pas renoncé à leur projet, ils se divisent cependant entre une grande majorité (61%) qui souhaite trouver le logement de ses rêves au plus vite, et une minorité (29%) préférant attendre encore un peu.

Un point positif : la crise sanitaire va rééquilibrer le marché dans le sens où les acquéreurs auront un peu plus de temps pour bien choisir et bien acheter !

 

1024 684 DES MURS À PARIS

L’attractivité de Paris ne cesse d’augmenter

Difficile de faire l’impasse sur Paris ! La capitale française attire les acheteurs internationaux. Les investisseurs reviennent sur le marché.
Il est vrai que la France attire massivement les clients internationaux, que ce soit pour acquérir une résidence secondaire (34 % d’entre eux d’après l’étude de ListGlobally 2018), effectuer un investissement (28 %) ou tout simplement venir y passer leur retraite (21 %).

Ces acheteurs étrangers proviennent essentiellement du Royaume-Uni (32 %) selon l’étude annuelle de BNP Paribas. Ensuite arrivent les Italiens et les Belges, devant les Suisses, les Scandinaves et les Allemands. Quant aux Américains, ils pèsent 8%.

Le marché parisien présente au moins quatre « moteurs » favorables qui en font une zone incontournable.

Il s’agit d’un marché haussier, profond et tiré par le Brexit

Dans la capitale française, les prix de l’immobilier, qui avaient déjà augmenté de 7,7 % entre le 1er semestre 2016 et le 1er semestre 2017, ont continué de grimper en prenant + 3,7% sur les douze derniers mois. Avec 9270 euros le mètre carré, le record historique établi l’an dernier a été de nouveau battu pour le premier semestre 2018. Pour acheter à Paris, les clients déboursent en moyenne 458 651 euros, là encore un record historique. La part des investisseurs progresse de +15,5 % pour représenter environ 27 % des transactions.

D’après Barnes, « le Brexit représente un facteur de hausse du volume et de consolidation des prix parisiens ». Depuis environ 6 mois, entre 5 et 12 % des ventes de biens de standing réalisées dans les quartiers du centre de Paris ou bien dans des environnements plus familiaux comme les 8ème, 16ème et 17ème arrondissements, ainsi qu’à Neuilly-sur-Seine, se font auprès de Français qui rentrent de Londres et d’Européens de Londres qui s’installent à Paris. Plusieurs nouveaux paliers ont ainsi été franchis avec une barre des 20 000 euros par m2 atteinte dans le 18ème à Montmartre et 25 000 euros le m2 dans le Marais pour des appartements exceptionnels. Selon Barnes, le prix moyen du marché haut de gamme à Paris serait de 11 100 euros le mètre carré aujourd’hui.

La création du Grand Paris augmente la taille du marché

En deux mots, le grand Paris est un projet gigantesque d’aménagement urbain en Ile de France. Il s’agit principalement de la construction d’une nouvelle ligne de métro circulaire autour de Paris nommée « Grand Paris Express » pour un coût de 38.5 milliards d’euros, de la modernisation et l’extension du réseau pour un coût de 12 milliards d’Euros… Au total, il s’agit de construire 200 km de métro et d’implanter 68 nouvelles gares.

Sites olympiques redessinant tout un secteur du nord parisien, premières lignes du Grand Paris Express, appels à projets urbains innovants… : le Grand Paris vise à faire de l’agglomération parisienne une métropole mondiale du XXIe siècle. Par contagion, cette gigantesque opération d’aménagement et d’urbanisme exerce des effets positifs sur le marché immobilier des communes voisines. En un an, les prix ont augmenté de plus de 11 % dans des villes du département des Hauts-de-Seine comme Rueil-Malmaison ou Levallois-Perret. Dans la première de ces deux communes, c’est la perspective de la construction d’une gare permettant de rejoindre l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle en 43 minutes (contre 1h30 aujourd’hui) qui booste les transactions. Et l’on pourrait multiplier les exemples du regain d’intérêt des investisseurs pour des villes de la couronne parisienne.