le profil des acquéreurs

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Immobilier de luxe : le Brexit va-t-il faire monter les prix ?

De plus en plus de Français, non-résidents en France, habitant à Londres achètent à Paris. Ce phénomène devrait s’accentuer en 2019 et 2020. Et participe à la surchauffe du marché immobilier haut-de-gamme de la capitale, déjà en pleine pénurie.
https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-le-calendrier-jusqu-en-2019.html
Les Français sont en train de reprendre possession du marché immobilier haut-de-gamme dans leur pays. Qu’il s’agisse de Français résidant dans l’Hexagone ou à l’étranger, ils sont très nombreux à acheter depuis début 2018. Et le retour des Français de Londres, suite au Brexit, n’y est pas étranger. 
Les Français revenant de Londres représentent jusqu’à 6 à 7 % des ventes depuis janvier 2018, notamment dans le 16e arrondissement et sur la rive gauche. Encore léger, ce phénomène devrait s’intensifier pour devenir vraiment significatif en 2019.
Outre le Brexit, « l’effet Macron » y est pour quelque chose avec un changement de climat plus pro-business, sans oublier les taux d’emprunt très bas !
 

Accélération en 2019-2020

Une part significative de Français habitant Londres, commencent à acheter des biens en France, mais ne déménagent pas encore forcément. Après une première étape d’observation et de prise de renseignements en 2017, nous arrivons aujourd’hui à la deuxième étape du processus de retour.
Ce sont des achats en prévision d’un retour d’ici 1-2 ans. En attendant, les non-résidents en France vont louer leur bien pour une période courte. A partir de 2019, nous aurons une augmentation du flux de retours avec des achats et déménagements beaucoup plus nombreux.
Pénurie renforcée de l’offre
Il est indéniable que ce phénomène de retour de Français de Londres a un impact sur le marché. Il a notamment pour effet d’augmenter le déséquilibre du marché pour les appartements familiaux entre 1,3 et 2 millions d’euros, pour lequel la demande est très forte alors que l’offre reste extrêmement réduite.
Même si l’impact sur les prix n’est pas encore vraiment mesurable, compte tenu du flux de retour qui reste encore modeste. En revanche l’intensification de la vague de retour des Français de Londres dès 2019 pourrait orienter les prix du marché parisien à la hausse.
Ils ont un pouvoir d’achat immobilier et un train de vie supérieurs aux nationaux et peuvent se positionner sans négocier sur de grands appartements familiaux !
 

Quels sont les quartiers recherchés ?

La plupart de ces Français de Londres ciblent Paris, qu’ils connaissent bien, pour en être souvent originaires. Ils ont donc une idée précise de ce qu’ils recherchent.  Pour la grande majorité d’entre eux, c’est l’hyper-centre qui est visé (arrondissement 1 à 6) et un petit tiers dans le 16ème Nord et Neuilly.
Mais aussi la recherche d’un pied-à-terre…
Côté budget, « quelques clients ont une recherche inférieure à un million d’euros. Cela correspond à l’achat d’un pied-à-terre pour une période de transition pour préparer l’achat d’un appartement familial en vue d’une relocalisation définitive.
Un tiers des demandes concernent des demandes entre 1 et 2 millions d’euros mais la très grandes majorité des recherches et des acquisitions se font pour des montants supérieurs à 2 millions pour des appartements familiaux de très grandes qualités voir des hôtels particuliers dans le 16e et à Neuilly.
Ces Français de Londres sont principalement des cadres et/ou dirigeants issus de la finance, qui recherchent des appartements familiaux 3/4 chambres 150-250 m2, entre 2.5 – 3.5 millions d’euros à côté d’une école de renom. Dans les 6e et 7e arrondissements, les budgets peuvent monter jusqu’à 5-7 millions d’euros.
Conscients de la rareté de l’offre, ces acquéreurs font souvent des offres sans conditions suspensives.
 
Alors, il est temps d’acheter avant que cette vague d’expatriés aisés ne s’empare du marché !

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Crédit immobilier : quel profil faut-il présenter pour obtenir le meilleur taux ?

Trente-cinq ans, revenus confortables, compte en banque bien garni. Il ne s’agit pas de la petite annonce d’un site de rencontres mais du profil de l’emprunteur idéal ! Car les banques sont toutes à la recherche du même type de clients en matière de crédit immobilier. Dès que leurs revenus mensuels sont significatifs (à partir de 3500€ à deux), elles peuvent leur accorder une décote de 0,10% à 0,15% sur leur barème de taux.
Une économie sur le taux qui peut sembler modeste mais qui se traduit par plusieurs milliers d’euros de gain sur le coût total du crédit.
Il reste évidemment possible d’emprunter si l’on ne correspond pas à ce portrait-robot, mais à un taux moins favorable.
 
 

Les jeunes emprunteurs et les professions libérales sont choyés !

Les jeunes emprunteurs représentent un potentiel de rentabilité car les banques pourront ensuite leur proposer des assurances et des placements. Pour attirer ces primo-accédants, les banques leur proposent des crédits à 25 ans à des taux à peine supérieurs à ceux sur 20 ans.
 
Autre profil particulièrement apprécié des banques : les professions libérales, dès lors que leur activité est bien installée depuis au moins trois ans. L’espoir est de récupérer à terme leur compte professionnel. Selon les banques, les bonifications sont de l’ordre de 0,15% à 0,30%.
Actuellement, la Banque Tarneaud (groupe Crédit du Nord) propose des taux bonifiés pour les professions libérales.
La Société Générale propose aux étudiants de médecine des prêts prévoyant une augmentation des mensualités dans le temps, au fur et à mesure que les revenus progressent. Cela ne leur permet pas de bénéficier d’un meilleur taux, mais ils peuvent emprunter des sommes supérieures.
 
Autre cible appréciée des banques : les fonctionnaires, particulièrement choyés par les Banques Populaires et par la Casden (banque coopérative de toute la fonction publique, à dimension nationale, faisant partie du réseau des Banques populaires et du Groupe BPCE), qui peut leur apporter une solution de garantie très avantageuse.
 
 

Maximiser son apport

Si votre profil n’est pas aussi apprécié des banques, il reste possible de vous présenter sous votre meilleur jour. L’objectif étant de prouver que vous êtes un emprunteur responsable, comme mettre de l’argent de côté régulièrement sur un compte d’épargne.
Mieux vaut aussi solder ses crédits à la consommation pour optimiser sa capacité d’emprunt. Soyez aussi vigilants les mois précédant la demande de crédit car les banques vérifient vos trois derniers relevés de compte pour étudier votre comportement.
 
Pour maximiser votre apport personnel, faites appel aux donations de parents ou débloquez votre éventuelle épargne salariale. Il faut faire feu de tout bois pour atteindre au minimum les 10% permettant de couvrir les frais de notaire et de garantie.
Pensez aussi à actionner tous les prêts aidés proposés par les régions ou les départements. Certaines banques régionales proposent des crédits de 15 000€ à 0% aux emprunteurs bénéficiant du PTZ de l’Etat.
 
Mais quel que soit votre profil, rassurez-vous, les taux des crédits immobiliers restent encore très attractifs. La durée des prêts s’allonge. En moyenne, on peut obtenir aujourd’hui un prêt pour acheter sa résidence principale à un taux de 1,65% sur 20 ans ; 1,85% sur 25 ans.
La part des prêts d’une durée comprise entre vingt-cinq et trente ans, sur l’ensemble des crédits accordés, a doublé entre 2014 et février 2018, passant de 14,4 à 30,1%.  
Et à court terme, pas de risque de remontée des taux !

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Le profil des acquéreurs et le crédit immobilier

Savez-vous que les primo-accédants constituent la grande majorité des acquéreurs, avec un âge moyen de 36 ans et demi et un crédit immobilier moyen de près de 178 000€ (Total France), sur une durée moyenne de 18 ans et 9 mois ?
Ensuite, viennent les secundo-accédants et les investisseurs locatifs.
Les biens immobiliers de prestige se concentrent sur des acheteurs de plus de 50 ans (81%) avec un revenu moyen annuel de plus de 200 000 €, et dont 42% investissent principalement pour leur résidence principale. 
N’hésitez pas à négocier votre prêt immobilier auprès des banques même si vous n’avez que 10% d’apport personnel ou si vous pensez que votre âge est rédhibitoire.
 
 

Quelles limites pour souscrire un prêt immobilier ?

Si vous n’avez pas d’apport personnel, cela n’est pas forcément rédhibitoire. Mais un minimum de 10 % fera bon effet auprès de votre banquier Apportez tout document qui atteste d’un prêt familial, d’une donation, d’une épargne logement, d’une participation aux bénéfices de votre entreprise ou d’un intéressement.
Par ailleurs, il n’y a pas d’âge limite pour contracter un emprunt immobilier, mais les conditions vont se détériorer au fil du temps. Grâce à la hausse continue de l’espérance de vie, les plus de 50 ans représentent aujourd’hui près du tiers de la population française. Les banques ont donc naturellement fait évoluer leurs offres de crédit pour cette clientèle particulière, aux revenus généralement élevés (ils détiennent plus de 60 % de la richesse nationale).
Pour s’adapter aux différents profils d’emprunteurs, les établissements financiers ont prévu des prêts immobiliers évolutifs. Logiquement, plus les années vont passer, plus la banque sera regardante sur le profil de risque, l’état de santé et le niveau de revenus, etc.
 
 

Et si on parlait du crédit relais…

Le crédit relais est une solution de financement qui vous est proposée lorsque vous souhaitez acheter un nouveau logement sans avoir déjà vendu le vôtre.
Lors de l’acquisition du futur logement, c’est la banque qui propose d’avancer les fonds nécessaires à cet achat. Vous disposez alors d’un délai d’un an, éventuellement renouvelable un an, pour vendre votre ancien logement et rembourser la banque de l’argent qui a été ainsi avancé.
 
LE FONCTIONNEMENT DU CRÉDIT RELAIS
Durant toute la durée du contrat, vous aurez à vous acquitter, sur ce crédit, des intérêts sur ce prêt, le crédit étant amené à disparaître une fois la vente de votre premier logement réalisée. Ces intérêts peuvent être remboursés simultanément à la prime d’assurance (assurance emprunteur), chaque mois, ou éventuellement à l’échéance du prêt.
 
LE MONTANT DU CRÉDIT RELAIS
Le montant du crédit relais accordé par une banque oscille généralement entre 60 à 80 % de la valeur estimée du logement mis en vente. Lorsque le montant de la vente suffit à financer l’achat du futur logement, on parle de crédit relais « sec ». Lorsque la vente ne suffit pas et que le projet vise à acheter plus grand, et plus cher, l’emprunteur doit alors y associer en complément un prêt immobilier « classique ». Dans ce cas, on parle alors de crédit relais « jumelé ».