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DES MURS À PARIS

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Les Français aimeraient acheter mais… ne trouvent pas de logement !

La pénurie de logements pèse sur le marché immobilier, et la 26ème édition de l’Observatoire du Moral Immobilier s’en inquiète. “Depuis la création de l’étude il y a 8 ans, c’est la première fois que nous identifions un niveau d’acheteurs aussi élevés et un volume de vendeurs aussi bas”. En effet, ce sondage* de Kantar TNS pour Logic Immo montre que 3,5 millions de Français disent avoir un projet d’achat immobilier sur un an alors que les vendeurs ne sont que 2 millions.
 
Un rapport de force tellement défavorable aux acheteurs qui ces derniers peinent à trouver des biens. Interrogés au sujet des principaux facteurs qui ont retardé le projet d’achat au cours des derniers mois, 76% des futurs acquéreurs évoquent l’absence de biens correspondant à leurs attentes, “soit une hausse de 6 points en un an”, précise l’étude. Et les acheteurs ne sont pas très optimistes pour l’année prochaine. Interrogés sur les facteurs susceptibles de freiner leur projet dans les 6 prochains mois, 76% répondent l’absence de biens correspondants à leurs attentes.
*L’Observatoire du Moral Immobilier de novembre 2018 a été réalisé auprès de 1305 personnes ayant un projet d’acquisition d’un logement d’ici à 1 an interrogées en octobre 2018. Les résultats ont été redressés à partir des données de cadrage Kantar TNS.
 

Le bon moment pour acheter

Une pénurie de biens d’autant plus rageante que 68% des futurs acheteurs pensent que c’est le moment d’acheter. “Cette posture s’explique notamment par leur lucidité à l’égard des taux d’intérêt qu’ils jugent encore plus attractifs que l’année dernière. Ils sont en effet 80% à considérer que les taux sont attractifs en cette fin d’année 2018 soit 5 points de plus que l’année dernière à la même époque”, peut-on lire dans l’étude.
 
Les taux immobiliers s’affichent à 1,43% au troisième trimestre 2018, contre 1,45% par rapport au trimestre précédent, selon l’Observatoire Crédit Logement / CSA. En parallèle, la durée moyenne des crédits a progressé de 2 mois.
Et en septembre, les prix à la consommation progressaient de 2,2% sur un an, selon l’Insee.
 
La durée des prêts s’allonge.
Elle, ne cesse de progresser. Au troisième trimestre, elle était de 223 mois, contre 221 mois au deuxième trimestre et 218 mois au premier trimestre. En septembre, elle a même atteint 225 mois (soit 18,75 ans) contre 223 mois en août et 222 mois en juillet. Après s’être allongée de 5 mois en 2017, cette durée moyenne a progressé de 6 mois supplémentaires depuis le début de l’année.
 

En dix ans, le coût d’un crédit immobilier a presque été divisé par quatre

Alors que les taux ont retrouvé leurs plus bas de 2016, leur recul a fait s’effondrer le montant des intérêts pour un emprunt sur une décennie.
 
Les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont retombés à leurs planchers historiques. En octobre, les emprunteurs obtiennent en moyenne des taux à 1,6% sur 20 ans, soit aussi bien qu’en octobre 2016, date du précédent record. C’est ce que constate le courtier meilleurtaux.com, dans son édition de son observatoire des taux.
 
Sur une décennie, la chute des taux est spectaculaire. En octobre 2008, le taux moyen était de 5,3% pour un prêt sur 20 ans. C’est trois fois plus qu’aujourd’hui. Le coût total des intérêts s’est donc logiquement effondré. Pour un emprunt de 200.000 euros sur 20 ans, les intérêts représentaient ainsi pas moins de 124.787 euros fin 2008, selon les calculs du courtier. Aujourd’hui, c’est 33.836 euros d’intérêts pour obtenir le même prêt sur la même durée. Soit un coût du crédit divisé par 3,7 en dix ans.
 
Il semble désormais difficile de tomber beaucoup plus bas en matière de taux. Surtout que l’inflation repart et que l’on emprunte à taux réel négatif(une fois pris en compte l’inflation) depuis juillet. Faut-il s’attendre à une hausse ? C’est probable à moyen terme si la Banque centrale européenne met bien fin à sa politique ultra-accommodante et remonte ses taux directeurs. Mais cela ne devrait pas intervenir avant plusieurs trimestres. Aussi, Meilleurtaux anticipe « des taux toujours inférieurs à 2% au moins jusqu’à la fin du 1er trimestre et peut-être même du 1er semestre 2019 ».

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Immobilier de luxe : le Brexit va-t-il faire monter les prix ?

De plus en plus de Français, non-résidents en France, habitant à Londres achètent à Paris. Ce phénomène devrait s’accentuer en 2019 et 2020. Et participe à la surchauffe du marché immobilier haut-de-gamme de la capitale, déjà en pleine pénurie.
https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-le-calendrier-jusqu-en-2019.html
Les Français sont en train de reprendre possession du marché immobilier haut-de-gamme dans leur pays. Qu’il s’agisse de Français résidant dans l’Hexagone ou à l’étranger, ils sont très nombreux à acheter depuis début 2018. Et le retour des Français de Londres, suite au Brexit, n’y est pas étranger. 
Les Français revenant de Londres représentent jusqu’à 6 à 7 % des ventes depuis janvier 2018, notamment dans le 16e arrondissement et sur la rive gauche. Encore léger, ce phénomène devrait s’intensifier pour devenir vraiment significatif en 2019.
Outre le Brexit, « l’effet Macron » y est pour quelque chose avec un changement de climat plus pro-business, sans oublier les taux d’emprunt très bas !
 

Accélération en 2019-2020

Une part significative de Français habitant Londres, commencent à acheter des biens en France, mais ne déménagent pas encore forcément. Après une première étape d’observation et de prise de renseignements en 2017, nous arrivons aujourd’hui à la deuxième étape du processus de retour.
Ce sont des achats en prévision d’un retour d’ici 1-2 ans. En attendant, les non-résidents en France vont louer leur bien pour une période courte. A partir de 2019, nous aurons une augmentation du flux de retours avec des achats et déménagements beaucoup plus nombreux.
Pénurie renforcée de l’offre
Il est indéniable que ce phénomène de retour de Français de Londres a un impact sur le marché. Il a notamment pour effet d’augmenter le déséquilibre du marché pour les appartements familiaux entre 1,3 et 2 millions d’euros, pour lequel la demande est très forte alors que l’offre reste extrêmement réduite.
Même si l’impact sur les prix n’est pas encore vraiment mesurable, compte tenu du flux de retour qui reste encore modeste. En revanche l’intensification de la vague de retour des Français de Londres dès 2019 pourrait orienter les prix du marché parisien à la hausse.
Ils ont un pouvoir d’achat immobilier et un train de vie supérieurs aux nationaux et peuvent se positionner sans négocier sur de grands appartements familiaux !
 

Quels sont les quartiers recherchés ?

La plupart de ces Français de Londres ciblent Paris, qu’ils connaissent bien, pour en être souvent originaires. Ils ont donc une idée précise de ce qu’ils recherchent.  Pour la grande majorité d’entre eux, c’est l’hyper-centre qui est visé (arrondissement 1 à 6) et un petit tiers dans le 16ème Nord et Neuilly.
Mais aussi la recherche d’un pied-à-terre…
Côté budget, « quelques clients ont une recherche inférieure à un million d’euros. Cela correspond à l’achat d’un pied-à-terre pour une période de transition pour préparer l’achat d’un appartement familial en vue d’une relocalisation définitive.
Un tiers des demandes concernent des demandes entre 1 et 2 millions d’euros mais la très grandes majorité des recherches et des acquisitions se font pour des montants supérieurs à 2 millions pour des appartements familiaux de très grandes qualités voir des hôtels particuliers dans le 16e et à Neuilly.
Ces Français de Londres sont principalement des cadres et/ou dirigeants issus de la finance, qui recherchent des appartements familiaux 3/4 chambres 150-250 m2, entre 2.5 – 3.5 millions d’euros à côté d’une école de renom. Dans les 6e et 7e arrondissements, les budgets peuvent monter jusqu’à 5-7 millions d’euros.
Conscients de la rareté de l’offre, ces acquéreurs font souvent des offres sans conditions suspensives.
 
Alors, il est temps d’acheter avant que cette vague d’expatriés aisés ne s’empare du marché !