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octobre 2018

1024 512 DES MURS À PARIS

Immobilier de luxe : le Brexit va-t-il faire monter les prix ?

De plus en plus de Français, non-résidents en France, habitant à Londres achètent à Paris. Ce phénomène devrait s’accentuer en 2019 et 2020. Et participe à la surchauffe du marché immobilier haut-de-gamme de la capitale, déjà en pleine pénurie.
https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-le-calendrier-jusqu-en-2019.html
Les Français sont en train de reprendre possession du marché immobilier haut-de-gamme dans leur pays. Qu’il s’agisse de Français résidant dans l’Hexagone ou à l’étranger, ils sont très nombreux à acheter depuis début 2018. Et le retour des Français de Londres, suite au Brexit, n’y est pas étranger. 
Les Français revenant de Londres représentent jusqu’à 6 à 7 % des ventes depuis janvier 2018, notamment dans le 16e arrondissement et sur la rive gauche. Encore léger, ce phénomène devrait s’intensifier pour devenir vraiment significatif en 2019.
Outre le Brexit, « l’effet Macron » y est pour quelque chose avec un changement de climat plus pro-business, sans oublier les taux d’emprunt très bas !
 

Accélération en 2019-2020

Une part significative de Français habitant Londres, commencent à acheter des biens en France, mais ne déménagent pas encore forcément. Après une première étape d’observation et de prise de renseignements en 2017, nous arrivons aujourd’hui à la deuxième étape du processus de retour.
Ce sont des achats en prévision d’un retour d’ici 1-2 ans. En attendant, les non-résidents en France vont louer leur bien pour une période courte. A partir de 2019, nous aurons une augmentation du flux de retours avec des achats et déménagements beaucoup plus nombreux.
Pénurie renforcée de l’offre
Il est indéniable que ce phénomène de retour de Français de Londres a un impact sur le marché. Il a notamment pour effet d’augmenter le déséquilibre du marché pour les appartements familiaux entre 1,3 et 2 millions d’euros, pour lequel la demande est très forte alors que l’offre reste extrêmement réduite.
Même si l’impact sur les prix n’est pas encore vraiment mesurable, compte tenu du flux de retour qui reste encore modeste. En revanche l’intensification de la vague de retour des Français de Londres dès 2019 pourrait orienter les prix du marché parisien à la hausse.
Ils ont un pouvoir d’achat immobilier et un train de vie supérieurs aux nationaux et peuvent se positionner sans négocier sur de grands appartements familiaux !
 

Quels sont les quartiers recherchés ?

La plupart de ces Français de Londres ciblent Paris, qu’ils connaissent bien, pour en être souvent originaires. Ils ont donc une idée précise de ce qu’ils recherchent.  Pour la grande majorité d’entre eux, c’est l’hyper-centre qui est visé (arrondissement 1 à 6) et un petit tiers dans le 16ème Nord et Neuilly.
Mais aussi la recherche d’un pied-à-terre…
Côté budget, « quelques clients ont une recherche inférieure à un million d’euros. Cela correspond à l’achat d’un pied-à-terre pour une période de transition pour préparer l’achat d’un appartement familial en vue d’une relocalisation définitive.
Un tiers des demandes concernent des demandes entre 1 et 2 millions d’euros mais la très grandes majorité des recherches et des acquisitions se font pour des montants supérieurs à 2 millions pour des appartements familiaux de très grandes qualités voir des hôtels particuliers dans le 16e et à Neuilly.
Ces Français de Londres sont principalement des cadres et/ou dirigeants issus de la finance, qui recherchent des appartements familiaux 3/4 chambres 150-250 m2, entre 2.5 – 3.5 millions d’euros à côté d’une école de renom. Dans les 6e et 7e arrondissements, les budgets peuvent monter jusqu’à 5-7 millions d’euros.
Conscients de la rareté de l’offre, ces acquéreurs font souvent des offres sans conditions suspensives.
 
Alors, il est temps d’acheter avant que cette vague d’expatriés aisés ne s’empare du marché !

1024 683 DES MURS À PARIS

Moral immobilier : 73% des futurs acquéreurs pensent que c’est le moment d’acheter

La 25ème vague de l’Observatoire du Moral Immobilier publié par Logic-Immo (Réalisée sur un panel de plus de 1200 futurs acquéreurs ayant un projet d’achat dans l’année), met en évidence un moral au beau fixe chez les futurs acquéreurs.
Le second trimestre 2018 a connu une demande dynamique sur le marché et les Français sont très nombreux à vouloir se lancer dans un projet immobilier.
Près d’1 vendeur pour 2 acquéreurs immobiliers sur les zones tendues
En ce deuxième trimestre 2018, la demande est très dynamique sur le marché immobilier : 3,5 millions Français se lancent dans un projet d’acquisition imminent. L’offre est quant à elle, plus timide, avec 2 millions de vendeurs (à comparer à 2,5 millions un an plus tôt). Le ratio de près de deux acheteurs pour un vendeur se confirme, laissant présager des tensions dans les mois à venir. Les acquéreurs ressentent ces tensions et le scénario d’une augmentation des prix leur semble de plus en plus probable.
 

Pourquoi les taux ne remontent-ils toujours pas ?

Le niveau des taux de crédit exceptionnellement bas maintient le niveau élevé de la demande et participe amplement à la motivation des futurs acquéreurs.
https://www.lobservatoirecreditlogement.fr/derniere-publication
En effet, les banques sont dans une phase de conquête clients très volontaire et le crédit immobilier reste le produit numéro 1 pour atteindre cet objectif.
Les taux ne remontent pas. Les derniers barèmes début juillet tout comme ceux du mois précédent et depuis maintenant quelques mois sont globalement stables, voire légèrement en baisse (presque les précédents records de l’automne 2016).
Les conditions de refinancement sont optimales.
Les banques continuent d’emprunter à des taux toujours très bas et même extrêmement bas grâce à la Banque Centrale Européenne qui injecte toujours des liquidités dans l’économie des pays européens et facilite ainsi le financement peu couteux des établissements bancaires. De plus les OAT (obligations assimilables du trésor) qui servent de référence aux taux des crédits aux particuliers sont également extrêmement basses (autour de 0,65% début juillet) et leur niveau est une garantie supplémentaire de maintien de taux bas pour les crédits immobiliers aux particuliers.
 

Un taux de 1,60% sur 25 ans et pas de risques pour la rentrée…

https://www.lobservatoirecreditlogement.fr/derniere-publication
Qui plus est, les banques doivent répondre à des objectifs commerciaux très élevés et cela avec un début d’année un peu difficile qui ne leur a pas permis, pour le moment, d’être dans les « clous ». Aussi, elles sont dans l’obligation de maintenir des taux toujours plus bas et de faire des efforts très importants pour attirer de nouveaux clients. Il n’est en effet pas rare, à titre d’exemple, de constater des financements sur 25 ans sans aucun apport autour de 1,60% et cela y compris pour des revenus très modérés tout comme des taux sur 20 ans autour de 1,30%.Dernier élément, les nouveaux entrants sur le marché, et notamment les banques en ligne, affichent pour certains d’entre eux des taux jamais vus avant toute négociation. La concurrence entre les établissements est donc extrêmement vive et profite directement aux emprunteurs. A la question : quid de la rentrée ? Pas de risque de remontée au début de l’automne car nous entrerons dans la dernière phase annuelle de conquête clients pour les banques, à savoir les 3 derniers mois leur permettant de boucler leur production annuelle. Les emprunteurs qui mûrissent un projet immobilier pour la rentrée peuvent donc être sereins.
 
En conclusion, on présage un second semestre 2018 encore très dynamique, qui pourrait connaître une surchauffe des prix !