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avril 2018

1024 683 DES MURS À PARIS

Vaut‑il mieux investir dans un parking ou une chambre de service ?

Friands de petites surfaces, les investisseurs s’intéressent particulièrement aux chambres de service et aux parkings qui offrent des rentabilités intéressantes, souvent supérieures à l’immobilier classique. Lequel des deux est le plus rentable?

Entre le 1er janvier et le 31 octobre 2017, c’est le parking qui l’emporte et ce, bien que leurs prix ont grimpé de plus de 30% depuis 2008.
Avec un investissement moindre et des travaux rares voire inexistants, un parking nécessite une implication budgétaire plus restreinte et est donc plus facilement rentabilisé qu’une chambre de bonne.
Mais il est à noter que la politique de la Ville visant à réduire l’utilisation des voitures, pourrait changer la donne. Depuis deux-trois ans, on constate surtout pour Paris, qu’il y a une baisse de près de 30% de la demande de parking
 
 

Quelle rentabilité pour les chambres de service ?

Elles se font de plus en plus rare en Ile-de-France et elles servent surtout à loger les étudiants ou les jeunes qui débutent dans leur vie professionnelle.
On les trouve essentiellement au coeur des grandes villes. Très confidentiel, ce marché est cependant recherché par les investisseurs. Leur rentabilité serait en moyenne de 6 à 9% par an ; un taux bien plus élevé que les 3% à 4% que vous pouvez espérer en moyenne si vous louez votre logement dans une grande ville.

Et pourtant, une taxe spécifique touchant les micro logements (de 9 à 14 m²) parfois appelée taxe « Apparu » devrait être réglée dès lors que le prix du loyer dépasse 41,64 €, hors charges, par mètre carré de surface habitable, ce qui pourrait réduire la rentabilité. Mais il semble qu’en pratique elle soit rarement réglée. Une chose est sûre, les prix de ce type de biens n’ont cessé
de s’envoler du fait d’une forte demande et d’une offre qui ne cesse de décliner depuis près de vingt ans, selon une récente étude des notaires d’Ile-de-France.
 
 

L’investissement dans un parking ?

Peu de charges et de frais. Le préavis n’excède pas un mois et les risques de dégradations sont quasi nuls.
La rentabilité d’un parking dépend de son prix d’achat. Et celui-ci varie en fonction des quartiers, des communes et des difficultés de stationnement que l’on y rencontre. En région parisienne, les prix des parkings sont stables, soit 15.000 € en moyenne. A Paris, en revanche, ils ont fortement grimpé atteignant 24.500 € selon la chambre des notaires de Paris. Une moyenne qui cache de fortes disparités. Les secteurs les plus prisés comme le Marais, Saint-Germain-des-Prés affichent les valeurs les plus élevées, soit 60.000 €. Dans la capitale, les loyers s’échelonnent de 50 à 200 € par mois.

Quelle catégorie d’imposition pour les parkings ? Ils sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers lorsqu’ils ne s’accompagnent d’aucun service ou d’aucune prestation autre que le simple gardiennage. Si vos revenus fonciers bruts sont inférieurs à 15.000 € par an, vous pouvez bénéficier du régime d’imposition simplifié dit micro-foncier. Dans le cas contraire, c’est le régime réel d’imposition qui s’applique. Les garages sont soumis à la taxe d’habitation s’ils constituent la dépendance d’un logement. S’ils se trouvent à une adresse différente, ils ne sont pas imposables à condition qu’ils se situent à plus d’un kilomètre de l’habitation.
Des frais de notaire (frais de mutation) importants. Les émoluments notariés étant dégressifs, ils sont proportionnellement plus conséquents pour des petits prix que pour des sommes élevées. L’achat d’un parking à 9.000 € peut occasionner des frais de notaire de l’ordre de 1.818 €, soit 20 % du prix du bien.

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La transmission de son patrimoine immobilier

Quand on pense succession, on pense souvent testament. Mais celui-ci ne prend effet qu’à partir du décès du propriétaire. Quelqu’un qui souhaiterait transmettre son patrimoine avant sa mort peut avoir recours à la donation de son vivant. L’un des avantages est qu’elle peut être effectuée en faveur d’un membre de la famille ou non : n’importe qui peut en être bénéficiaire. Si elle n’est pas soumise aux droits de succession puisqu’elle a lieu avant la mort du donataire, une imposition s’applique sous la forme de droits de donation. Attention : une fois la donation effective, plus question de récupérer le bien à moins de circonstances très particulières, alors réfléchissez avant de prendre une telle décision !
Mais avez-vous déjà pensé à la SCI qui apporte une souplesse incontestée ?
 
 

La SCI

La Société civile immobilière (SCI) est en fait une propriété partagée : vous détenez le bien à plusieurs, par exemple avec vos enfants, chacun étant propriétaire de parts sociales dans des proportions égales ou non. Il faut être au moins deux pour constituer une SCI. Cette solution s’avère pratique en termes de gestion et d’avantages fiscaux mais aussi de succession. Pour établir les statuts, il est indispensable de se présenter devant un notaire, qui vous accompagnera dans les démarches et formalités. Un gérant ou des cogérants sont nommés, généralement les parents dans le cas d’une SCI conclue entre parents et enfants.
La SCI est une solution pratique dans bien des cas. En effet, il arrive fréquemment que plusieurs personnes, qui ne l’ont pas choisi au départ, se retrouvent ensemble propriétaires d’un même bien immobilier (ex : en cas d’acquisition sous le régime de la séparation de biens, en cas de divorce ou de séparation de corps, en cas de décès…).
Ce sont alors les règles de l’indivision qui s’appliquent. Toutefois, tout un chacun est libre de sortir de cette indivision à tout moment : cela se traduit le plus souvent par la vente dudit bien immobilier.
A défaut, la mésentente s’installe et une situation de blocage se créée. Il est alors fortement conseillé de prévoir la constitution d’une société civile immobilière pour éviter ces dérives.
 
 

Comment fonctionne une SCI ?

Une SCI est une société dans laquelle les membres d’une même famille, qui le souhaitent, apportent une quote-part d’un immeuble qu’ils possèdent et c’est alors la société qui en devient le propriétaire, chaque apporteur récupérant en contrepartie des parts sociales correspondant à son apport.

Les SCI sont réglementées par les dispositions communes à toutes les sociétés, fixées par les articles 1832 et suivants du code civil, ainsi que par les articles 1845 et suivants.
Deux personnes suffisent pour constituer une SCI.
La loi ne fixe pas de maximum ni de condition de nationalité, comme dans certaines autres formes de sociétés. Il est même possible pour un mineur d’être associé dans une SCI car elle n’a pas une vocation commerciale.
Sa durée de vie est de 99 ans au plus.
Les statuts régissent son fonctionnement. Ils doivent impérativement être rédigés par écrit par un professionnel du droit, tel qu’un notaire.
Il est important d’y insérer certaines clauses relatives, par exemple, à l’étendue du mandat du gérant, aux règles de majorités lors des votes des assemblées, de limiter parfois le droit de vote aux seuls parents, de prévoir une réglementation spécifique en cas de vente ou échange de parts, …

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Propriétaires : réduisez vos frais de logement !

Optimiser son budget logement même après avoir acheté, c’est possible.
Lorsqu’on achète un bien immobilier pour en faire sa résidence principale, c’est généralement dans l’espoir de voir ses charges de logement diminuer au fil des années. Si une grosse partie de vos coûts futurs de logement se joue lors de votre achat, vous avez encore plusieurs éléments sur lesquels vous pouvez travailler pour réduire vos frais de logement en étant propriétaire, à l’heure où les impôts et le coût de la vie ne cessent d’augmenter.
Le logement reste l’un des postes de dépenses les plus importantes pour un ménage. En tant que propriétaire, vous n’avez plus de loyers à payer mais vous avez toujours des frais liés à votre logement : remboursement du crédit immobilier, assurance emprunteur, assurance habitation, charges de copropriété, dépenses énergétiques, etc.
 
 

Voici 5 actions concrètes pour réduire vos frais

– Remboursez de manière anticipée votre prêt immobilier
Plus vite vous remboursez ce prêt et moins vous aurez payé d’intérêts. Cela coûte un peu d’argent sauf si vous avez négocié les frais de remboursement anticipé auprès de votre banque au moment de la souscription de votre prêt.
Les pénalités de remboursement anticipé sont généralement d’un semestre d’intérêts dans la limite de 3% du capital restant dû. Un autre solution : le rachat de votre crédit par un autre organisme financier.
– Faites chuter le coût de votre assurance emprunteur
En fonction de votre contrat d’assurance de prêt, la réduction de votre capital restant dû peut faire baisser également le coût des cotisations d’assurance.
Vous pouvez désormais changer d’assurance de prêt immobilier à la date anniversaire du contrat. Si vous faites racheter votre prêt, vous bénéficiez alors d’un nouveau contrat d’assurance emprunteur qui sera basé sur un montant d’emprunt plus faible que le précédant.
– Investissez-vous dans le contrôle des charges de copropriété
De nombreux syndics ne cherchent pas à réduire ces frais. Analyser le détail des frais et chaque poste de dépenses : contrats d’entretien de la résidence, devis pour les gros travaux, étalement des travaux de mise aux normes des ascenseurs, frais de gestion courante comprenant les services de base récurrents, compte séparé attitré à l’immeuble pour la trésorerie de la copropriété, facturation des A.G. qui devrait être comprise dans les frais de gestion courante, facturation à l’acte et non au temps passé pour la gestion des contentieux, etc.
– Veillez à l’augmentation des coûts d’assurances
Comparez les différentes assurances pour une mise en concurrence régulière et n’oubliez pas le préavis de votre contrat pour le dénoncer à temps.
– Investissez pour réduire vos factures d’énergie
Electricité, eau, gaz… Le meilleur moyen de faire baisser la note est d’investir dans la rénovation de votre logement : isolation, mode de chauffage, changement des fenêtres, récupérateur d’eau, etc. Renseignez-vous sur les aides et subventions.